Amerrissage! Jeremy Hansen de retour sur Terre!
Jour 10
Après un aller-retour vers la Lune de plus d'un million de kilomètres et d'une durée de 10 jours, l'équipage d'Artemis II revient sur Terre. L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Jeremy Hansen et les astronautes de la NASA Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman sont les premiers à se rendre jusqu'à la Lune depuis . Ils sont allés plus loin de la Terre que quiconque avant eux et ont battu le record de distance établi par Apollo 13. L'équipage a testé des technologies, fait de la recherche scientifique et pris des photos extraordinaires de la surface de la Lune. (Sources : ASC, NASA.)
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Jeremy Hansen et ses coéquipiers de la mission Artemis II, les astronautes de la NASA Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ont amerri à à une centaine de kilomètres au large de San Diego, après avoir parcouru plus de 1,1 million de kilomètres depuis leur départ il y a dix jours. L'équipe de récupération de la NASA et de la U.S. Navy était sur place pour accueillir l'équipage à son retour.
À l'ASC, des invités se sont joints aux employés et aux médias pour souligner l'arrivée de Jeremy Hansen et la contribution de l'astronaute de l'ASC Jenni Gibbons, et célébrer la fin de cette mission historique.
Deux experts de l'ASC, Kumudu Jinadasa et Timothy Haltigin, ont assuré l'animation de la soirée . Après quelques instants de suspense, les applaudissements ont retenti quand la capsule a touché l'eau.
Cette infographie présente les faits saillants du vol d'essai habité historique Artemis II réalisé du au . (Source : ASC.)
Une séquence ultraprécise
En se séparant du module de service de l'Agence spatiale européenne à , la capsule Orion a amorcé la dernière phase de la mission Artemis II.
Ensuite, une brève mise à feu de correction a permis de régler l'angle de rentrée atmosphérique de la capsule. Quant au module de service, il s'est désintégré dans l'atmosphère terrestre.
La rentrée atmosphérique d'Orion a commencé à . L'atmosphère a ralenti le vaisseau spatial et fait passer sa vitesse d'environ 43 000 km/h (environ 35 fois la vitesse du son) à près de 500 km/h au début de la séquence d'ouverture des parachutes.
Tout d'abord, la coiffe de la capsule a été éjectée et trois petits parachutes en sont sortis. La coiffe protège la partie supérieure d'Orion et ses parachutes jusqu'à la rentrée atmosphérique. Deux parachutes-freins se sont ensuite déployés à environ 7 km au-dessus de la Terre pour stabiliser le vaisseau spatial. Ils ont été suivis par trois parachutes pilotes qui ont servi à ouvrir les parachutes principaux à un peu moins de 2 km de la Terre, pour ralentir Orion jusqu'à une vitesse d'amerrissage sûre de moins de 30 km/h.
En touchant l'eau, cinq coussins gonflables de couleur orange vif se remplissent d'hélium automatiquement sur le dessus de la capsule Orion. Ils permettent de la maintenir en position verticale – ou de la redresser en quelques minutes – afin que les systèmes de communication, de ventilation et de protection de l'équipage restent pleinement opérationnels pendant les opérations de récupération.
Récupération de l'équipage
Des équipes médicales ont procédé à un examen de santé préliminaire des astronautes à la sortie de la capsule. Une fois l'équipage à bord du navire, d'autres examens plus poussés ont été faits et les équipes de récupération se sont occupées de la capsule Orion.
Récupération de la capsule Orion
Dès l'amerrissage, les contrôleurs de vol du centre spatial Johnson de la NASA ont procédé à une série de vérifications en pleine mer afin de recueillir des données supplémentaires sur le comportement de la capsule Orion après sa rentrée atmosphérique. Ces vérifications portaient notamment sur le système de protection thermique, l'avionique et le matériel externe du vaisseau spatial, à la suite de la chaleur et des forces dynamiques extrêmes subies lors de la rentrée atmosphérique. L'équipe de récupération a aussi pris des photos détaillées du vaisseau spatial avant de lancer la procédure de récupération.
Une fois récupérée, la capsule a été remorquée sans encombre jusqu'au USS Murtha. Elle a été arrimée dans une palette de transport spécialement conçue à cet effet et installée sur le pont du coffre. Elle a ensuite été transportée jusqu'à la base navale de San Diego, où elle sera déchargée et préparée en vue de son retour au centre spatial Kennedy de la NASA, en Floride, où des techniciens procéderont à son une inspection minutieuse. Ils récupéreront en outre les données embarquées, retireront les charges utiles et entameront l'analyse d'après-vol, dont les conclusions serviront de base aux futures missions Artemis.
Ce qui attend l'équipage
Après quelques heures de repos à San Diego, l'équipage s'envolera le pour la base Ellington Field à Houston.
Dans les jours et les semaines qui viennent, ils participeront à de nombreuses séances de compte rendu et passeront des examens médicaux, consistant notamment dans des prises de sang et diverses évaluations pour mesurer l'impact du vol sur leur corps et soutenir la recherche scientifique menée pendant la mission.
À propos de son expérience, Jeremy Hansen a déclaré :
« Artemis II a été pour moi une expérience exceptionnelle, marquante et magnifique, mais aussi une leçon d'humilité. Ce fut un honneur de représenter le Canada dans cette mission. Je serai éternellement reconnaissant à tous les Canadiens et Canadiennes qui ont travaillé d'arrache-pied pour faire de cette mission historique une réalité. »
Au cours des prochains mois, l'équipage prendra part à plusieurs activités aux États-Unis et au Canada afin de remercier en personne toutes les personnes impliquées, de présenter sa mission au grand public et d'expliquer en quoi Artemis II nous rapproche du retour des astronautes sur la Lune et nous permet de nous aventurer encore plus loin dans le Système solaire.
Continuez à suivre l'ASC dans les médias sociaux pour connaitre les dernières nouvelles sur ces activités. Merci de nous avoir accompagnés dans la grande aventure historique d'Artemis II!