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Prise du jour : le Canadarm2 sert à attraper un nouveau type de vaisseau-cargo

Le n'a pas été un jour comme les autres pour la contrôleuse de vol de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Danielle Cormier. Ce jour-là, elle a atteint un objectif dont la préparation a pris des années, et ce, sur plusieurs continents. Depuis le Centre de contrôle de la robotique de Longueuil, au Québec, elle a dirigé une équipe internationale chargée d'attraper un nouveau vaisseau cargo, le HTV-X1, et de l'amarrer à la Station spatiale internationale (SSI).

Danielle regarde une console.

Danielle Cormier, contrôleuse de vol à l'ASC (Source : ASC)

C'est en forgeant qu'on devient forgeron

Bien que la SSI vienne tout juste de célébrer 25 ans de présence humaine ininterrompue, elle continue encore à vivre certaines premières expériences. L'arrivée d'un nouveau type de vaisseau-cargo comme le HTV-X1 exige temps et préparation. Rien ne doit être laissé au hasard. L'engin spatial sera-t-il doté du bon mécanisme d'amarrage? Sera-t-il possible de l'attraper en toute sécurité avec le Canadarm2? Cette manœuvre exige une telle précision que certains l'ont comparée à enfiler une aiguille dans le vent. Ces questions trouvent des réponses en faisant des tests au sol des années avant le lancement de l'engin. Ces dernières années, Danielle Cormier a effectué 15 simulations pour s'assurer que tout se passerait comme prévu.

Le Canadarm2 sur le point d'attraper un vaisseau-cargo de la JAXA, de la génération précédente des HTV. (Source : NASA)

Le travail d'équipe permet de faire des miracles

Le Canadarm2 n'a pas été conçu à l'origine pour attraper des véhicules spatiaux. Cette manœuvre appelée attrapé cosmique a été rendue possible grâce à l'ingéniosité de spécialistes canadiens en robotique, qui l'ont ajoutée à ce que le bras robotisé peut faire. Le HTV-X1 est le premier d'une toute nouvelle génération de vaisseaux-cargos japonais. Il a été envoyé à la Station pour acheminer des fournitures et du matériel scientifique. L'astronaute de la JAXA Kimiya Yui était aux commandes du Canadarm2 à bord du laboratoire orbital, travaillant de concert avec Danielle Cormier et le reste de l'équipe au sol pour amarrer l'engin spatial en toute sécurité.

En , le Canadarm2 a servi à transférer une palette d'expérimentation au bras robotisé japonais. (Source : NASA)

Prochaines étapes

Le Canadarm2, le robot polyvalent Dextre du Canada et le télémanipulateur japonais (le bras robotisé de la JAXA), pour effectuer une manœuvre complexe. Au bout du Canadarm2, Dextre retirera une charge utile scientifique boulonnée sur le côté du véhicule spatial. Il la passera au petit bras robotisé japonais fixé au télémanipulateur japonais. Ces robots spatiaux télécommandés dans des centres spatiaux situés à des milliers de kilomètres l'un de l'autre, cela peut sembler relever de la science-fiction, mais les équipes internationales de l'ASC et de la JAXA en feront une réalité.

Quand viendra le temps du départ du vaisseau-cargo, Danielle Cormier et son équipe mettront à profit leur savoir-faire pour le désamarrer, mais pas avant d'avoir effectué une dernière opération. Au début de l'année prochaine, le Canadarm2  servira à étalonner les capteurs du HTV-X1 afin que les futurs engins japonais puissent s'amarrer de façon autonome à la future station spatiale lunaire Gateway. Cet étalonnage est une étape importante du programme HTV-X, impossible à réaliser sans le dévouement et la collaboration d'ingénieurs et d'opérateurs de vol du monde entier.

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